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1 février 2013

De la visibilité avant toute chose

Edito: 4 février 2013

Le Premier Ministre vient de donner une date butoir au Débat National sur la Transition énergétique: celui-ci devra déboucher sur un projet de loi dès la rentrée de septembre. Si la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Delphine Batho, a d’ores et déjà fixé, lors de ses prises de parole, quelques grandes orientations, les professionnels du secteur énergétique ont néanmoins besoin, désormais, de beaucoup plus de visibilité …

Lors du Colloque de l’UFE, le 28 novembre dernier, Delphine Batho avait clairement exprimé ses convictions: la transition énergétique peut être choisie, anticipée et constituer une chance écologique, économique et industrielle pour la France. Pour elle, «le Débat national doit constituer une occasion, pour toutes les entreprises du secteur de l’énergie, de partager leurs préoccupations et d’apporter leurs connaissances et compétences».Elle l’a d’ailleurs redit à l’occasion de ses vœux pour 2013 en soulignant que «la France disposait de leaders mondiaux dans ce domaine qui lui permettront de se positionner dans la compétition mondiale de l’économie verte». L’UFE qui apporte son expertise au travers du Conseil National du débat et au sein du Groupe des Experts, était donc en phase avec cette approche à l’égard des professionnels du secteur.

Un débat déséquilibré

Toutefois, à ce stade, force est de constater, avec les premières semaines de mise en place du Débat National sur la Transition énergétique, que la forme ne suit pas vraiment le fond. L’ampleur de la concertation souhaitée – pour être la plus participative possible – aboutit à une multiplication des thèmes et des acteurs représentés, ce qui nuit à la visibilité du projet global. Certains – en particulier parmi les ONG ultra représentées dans des groupes qui devraient accueillir plus d’experts de l’énergie – affichent des préoccupations qui semblent parfois assez éloignées des enjeux fondamentaux qui doivent rester prioritaires: la lutte contre le changement climatique (on l’oublie trop souvent mais la France est loin d’être le mauvais élève de l’Europe en la matière), la relance industrielle du pays avec la création de nouvelles filières nationales fortes, le maintien de la compétitivité énergétique de la France (avant de jeter aux orties ce qui demeure, encore, un de nos atouts), la réduction de son déficit commercial (dont, pour la part énergie, 80% restent dus aux importations de pétrole), le maintien de son indépendance énergétique et de sa sécurité d’approvisionnement, et enfin, la question, cruciale, du financement des investissements à entreprendre pour mener à bien cette transition (et là encore, il y a urgence, l’absence de visibilité ayant conduit à un quasi-arrêt des investissements dans l’ensemble des infrastructures). Car il faut être clair: aucune transition ne se fera sans intégrer ces objectifs-là. De notre capacité à aborder et à traiter – enfin -sur le fond ces problématiques climatique, industrielle et économique, sans esprit idéologique mais avec réalisme, pragmatisme, et de façon solidaire, dépend, en réalité, le succès de la transition énergétique et peut-être un nouveau souffle pour la France.

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