Colloque 2025

Inscriptions et réservations en ligne sur le site dédié à cet événement annuel

Inscrivez-vous !
arton643
Editos | 12 janvier 2015

Carbone : un juste prix pour sauver le climat

François Hollande l’a clairement dit la semaine dernière : il veut mettre en place, dans la perspective de la COP21, « des financements innovants notamment en ce qui concerne le prix du carbone ». Ce serait, en effet, d’autant plus salutaire qu’à ce stade, le projet de loi sur la transition énergétique ne comprend, lui, aucune mesure assurant un niveau de prix du CO2 suffisamment fort pour inciter, réellement, les industriels à privilégier des moyens de production peu émetteurs. Or, si la France veut être exemplaire en matière de lutte contre le changement climatique, elle doit mettre en place une véritable stratégie bas-carbone et celle-ci passe par un prix du CO2 incitatif…

Ainsi la France pourrait-elle s’inspirer utilement de l’exemple de la Suède. En effet, celle-ci, qui a bien compris ce principe économique du coût de la rareté, est ainsi l’un des seuls pays en Europe à avoir bâti toute sa stratégie énergétique et climatique autour du concept d’une économie et d’une industrie bas-carbone. Et le levier en a été, dès l’origine, un prix de la tonne de CO2 élevé (120€/t.CO2), destiné à inciter les entreprises à investir dans des moyens de production peu émetteurs. Couplé à un parc de production électrique basé sur l’hydraulique, le nucléaire et les EnR, et à une politique de substitution croissante de l’énergie fossile, par l’électricité et les EnR non‐électriques, cette démarche permet à la Suède de disposer aujourd’hui d’un mix énergétique décarboné à 61%.

La France, bientôt « exemplaire » ?

Si la Suède y est parvenue, il n’y a aucune raison que la France ne puisse le faire. Rien n’est impossible en ce domaine si la volonté politique est là, et si la feuille de route est claire, lisible de tous et pérenne dans le temps. En ce sens, les récents propos du Président de la République vont dans le bon sens. A condition que cela ne reste pas au stade des déclarations d’intention et que les conditions de mise en œuvre d’un véritable signal prix du CO2 soient bien planifiées et développées au-delà du simple objectif de paraître « exemplaire » lors du prochain sommet climatique de Paris. Un premier pas a été fait au travers du projet de loi de finances qui stipule que la tonne de CO2, dans le cadre de la contribution climat-énergie, passera de 14,5€ cette année à 22€ l’an prochain. C’est une première étape qu’il faut poursuivre dans la perspective d’une montée en puissance progressive. En effet, avec une évolution graduelle dans le temps, on permettra aux entreprises de s’adapter sans les « étrangler » par une fiscalité qui, autrement, pourrait être ressentie comme « punitive ».
Mais au-delà de l’introduction d’un prix du carbone incitatif dans la fiscalité, nous ne pourrons pas faire l’économie d’une refonte structurelle et de grande ampleur du système européen d’échanges des quotas de CO2 européen. La Commission l’a compris et lance, mi-mars, une importante consultation sur l’ETS à laquelle l’UFE contribuera activement.

À lire aussi

Loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables, 1 an déjà ! Faisons le point

13 mars 2024

En France
Loi-acceleration-production-energies-renouvelables-1-an-deja-Faisons-le-point

Solidarité Ukraine Electriciens sans frontières mobilisé pour l’hiver 2023-2024

26 février 2024

En Europe
Ukraine, septembre 2023

Toute l’équipe de l’UFE vous présente ses meilleurs vœux pour 2024 !

11 janvier 2024

En France
UFE-meilleurs-voeux-2024

Nos expertises

Mots-clés