test instagram
19 avril 2024
Inscriptions et réservations en ligne sur le site dédié à cet événement annuel
Inscrivez-vous !edito: 14 septembre 2009
L’un des enjeux majeurs de la lutte contre le changement climatique est de parvenir à réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre dans les toutes prochaines années. Face à des pays comme la Chine ou l’Inde qui recourent fortement aux énergies fossiles et, en particulier, au charbon, le développement de technologies capables de capter et stocker les émissions de CO2 s’avère indispensable. Si ces technologies existent déjà potentiellement, la question de leur financement pour un déploiement à grande échelle est centrale.
La capture et le stockage de CO2 sont, en effet, un des moyens les plus prometteurs dans la lutte contre les Gaz à Effet de Serre (GES). Captées à partir des centrales, les émissions sont transportées et enfouies profondément dans le sous-sol. Aujourd’hui, plusieurs technologies de CCS (Carbon Capture and Storage) sont envisagées et afin de favoriser leur développement, l’UE a prévu le financement d’un certain nombre de projets démonstrateurs dans le cadre de son Plan de Relance Economique. De même, au travers du système européen ETS* et de la «Réserve Nouveaux Entrants», une autre voie de financement est possible dont les modalités sont actuellement en cours de discussion à Bruxelles. A priori, tout projet de démonstrateur de CCS peut bénéficier du double financement.
Toutefois, ce double financement serait plafonné à hauteur de 50% des coûts réels, ce qui, compte tenu des enjeux financiers, risque, au final, de produire l’effet inverse à celui escompté: peu de projets dans trop peu de pays.
Soutenant la démarche de la Commission européenne en faveur du financement de démonstrateurs CCS, les industriels électriques, par la voie d’EURELECTRIC, ont d’ores et déjà attiré son attention sur ce risque. Dans une recommandation, la profession demande une définition claire des coûts éligibles qui prenne en compte l’intégralité des coûts opérationnels ainsi que des investissements en capitaux. Enfin, EURELECTRIC milite pour une approche en deux temps concernant l’octroi des financements, avec deux appels à projets successifs (une première étape pour des projets opérationnels en 2015 et une seconde pour 2017), ce qui permettrait d’assurer une continuité dans le soutien communautaire aux projets de démonstration.
*Emissions Trading Scheme