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23 septembre 2013

Economie et écologie : les deux moitiés de la transition énergétique

Vendredi dernier, le Président de la République a donc fixé les orientations énergétiques de la France en ouverture de la Conférence environnementale. Au-delà des mesures phares annoncées, il a tenu à rappeler qu’écologie et économie n’avaient rien d’antinomiques, soulignant par-là que la transition énergétique sera bien l’affaire de tous et non la revendication « vertueuse » de quelques-uns…

Pour l’UFE, le discours du Chef de l’Etat montre que le réalisme doit être au cœur de la transition énergétique. En rappelant que la compétitivité économique du pays, la lutte contre le changement climatique et la sécurité d’approvisionnement sont liées, il a replacé ces trois enjeux-clés au cœur de la démarche du pays. Or, pour l’UFE, ce sont bien-là les paramètres fondamentaux.

Consommer mieux, consommer moins ?

Pour François Hollande, la transition doit passer par l’efficacité énergétique. Pour lui, cela signifie consommer moins et mieux l’énergie, afin d’atteindre le fameux « Facteur 4 ». Il souhaite ainsi que le pays réduise de 50 % sa consommation d’énergie finale à l’horizon 2050. Voilà pour le principe. Sauf que l’évolution de la demande est étroitement liée à la croissance démographique et économique. D’ici 2050, la France sera très probablement le pays d’Europe le plus peuplé. Malgré des efforts de maîtrise de la demande – et il sont nécessaires à entreprendre – les consommations d’énergie vont donc continuer à augmenter.

Priorité à la lutte contre le CO2

Ce qui n’est pas en soi un problème si l’on fait de la lutte contre les émissions de CO2 – responsables aujourd’hui à 70% des émissions de gaz à effet de serre – la priorité. Pour l’UFE, en effet, il ne faut pas se tromper de cible. Pour réduire drastiquement nos émissions de carbone (François Hollande vient de fixer l’objectif à -30% d’énergies fossiles d’ici 2030), et pour diminuer d’autant la facture énergétique du pays, l’enjeu est, d’abord et avant tout, de consommer moins de fioul et de pétrole. Dans cette perspective, ce sont donc le chauffage au fioul et les transports routiers qui doivent être traités.

La demande en électricité, quant à elle, restera élevée, compte tenu de l’évolution des besoins de la société et de l’économie moderne, de plus en plus numérique. Les transferts d’usages, du fioul/pétrole vers le gaz et l’électricité, en particulier issue des énergies renouvelables, contribueront en particulier à répondre à cette demande.

Plus globalement, d’ailleurs, c’est toute la politique énergie-climat européenne qui doit être recentrée autour la lutte contre les émissions de CO2. Ce que semble partager aussi le Président de la République lorsqu’il dit qu’il faut « restaurer le fonctionnement d’un marché carbone digne de ce nom qui envoie un signe, à travers le prix du CO2 ».

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