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Inscrivez-vous !edito: 7 septembre 2009
L’avis publié par la CRE, il y a quelques semaines, sur l’effacement diffus, a suscité des réactions très vives de tous côtés. En réalité, cette décision soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. De fait, les Pouvoirs Publics par la voix de Jean-Louis BORLOO, ont annoncé la création d’un groupe de travail sur la maîtrise de la consommation électrique de pointe afin de favoriser les offres d’effacement dans ces périodes-là. Un enjeu essentiel pour l’UFE qui contribuera activement à cette réflexion.
L’avis de la CRE a identifié une difficulté: la rémunération des producteurs d’électricité dont la consommation des clients est effacée, et qui, de fait, doivent produire plus que la consommation de leurs clients pour soutenir l’équilibre des réseaux.
Pour l’UFE, il est essentiel de définir un modèle économique permettant de valoriser l’effacement dont la mise en œuvre est cruciale dans un contexte de recherche de sécurité d’approvisionnement, de réduction des consommations de pointe et d’amélioration du bilan carbone de la France.
Dans sa Vision 2020, l’UFE démontre comment les consommations pourront être déplacées des périodes de pointe vers les heures creuses. Une offre telle que l’effacement diffus est de nature à contribuer pleinement à ce déplacement par un report des consommations de puissance instantanée.
D’autres outils, comme, par exemple, une meilleure modulation des tarifs selon les heures et les saisons, pourraient aussi être de nature à contribuer à la limitation des consommations de pointe.
Les solutions pour un modèle économique valorisant l’effacement sont, en fait, à rechercher dans l’ensemble des règles de fonctionnement du marché et pas seulement sous l’angle de la responsabilité d’équilibre. Pour l’UFE, il faudra cependant s’interroger sur la nécessité de faire émerger un marché des capacités rémunérant la puissance en complément de l’énergie.
Il importe, pour l’UFE, que l’intégralité de ces solutions, génératrices de signaux économiques pertinents pour la réduction des émissions de CO2 de la France, puisse être mise en œuvre dans une perspective de lutte contre le changement climatique et de sécurité d’approvisionnement.